Nos lectures
Nos lectures en rapport avec le numérique ou la digitalisation du travail social :
- Daniela Da Cruz Gaspar, collaboratrice de la Haute école de travail social et étudiante en master en travail social à l’université de Lausanne Titre de l’article : Le travail social à l’ère du numérique
Résumé :
Cet article est le recueil de 3 témoignages sur le rapport que peuvent avoir les travailleurs sociaux par rapport aux numériques. Dans ces témoignages on retrouve une assistante service sociaux, un travailleur social hors mur et une animatrice sociaux culturelles.
Dans cet article l’auteur cherche par les témoignages qu’à différents niveaux les travailleurs sociaux utilisent le numérique. L’auteur montre par ces témoignages que le numérique est devenu indispensable pour tous les travailleurs sociaux, d’une part l’administratif se retrouve presque entièrement dématérialisé, donc accessible uniquement via le numérique. D’autre part le numérique ne sert pas qu’à gérer l’administratif il sert également à la communication, que cela soit par e-mail, ou par messagerie instantané.
L’assistante service sociaux et le travailleur social hors mur utilise des messageries instantanées qui sont plus à usage privé, pour le cadre professionnel.
L’animatrice sociaux culturel qui travaille avec une catégorie de personnes plus âgés, ne se sert pas des moyens de communications comme les autres travailleurs sociaux. L’auteur montre que l’utilisation du numérique dépend aussi du public auxquels les travailleurs sociaux interviennent. Dans cet article on développe aussi l’idée que le numérique n’a pas que des aspects positifs, mais il peut aussi avoir des aspects négatifs tel que si le numérique prend trop de place et dépasse le langage oral de ce fait il peut devenir freinant dans la relation d’aide que les travailleurs sociaux essayent d’amener. Les travailleurs sociaux vont donc tous faire pour éviter de dépasser cette limite et permettre d’utiliser quand même le numérique.
- Des outils pour communiquer autrement » n°300 , décembre 2021 et se retrouve aux pages 22 à 24. Il est rédigé par Laforêt Julie, puéricultrice et directrice de crèche
Cet article propose dans un premier temps des outils afin de faciliter la communication entre les professionnels. Ces outils varient selon le mode de transmission, interne ou externe. Elle peut aussi prendre différente formes comme des tableaux, des planning, des listes. Ces moyens de communications écrits sont en compléments de la communication orales, l'une ne doit pas écraser l'autre. Dans un second temps l'article propose des outils à destination des parents, afin de leur faciliter les transmissions, leur implications à la vie de la crèche, et leur permettre d'avoir un suivi complet de la journée de leur enfant. Il y a des outils de communication écrite comme les feuilles relatant les siestes, les changes et les repas. Il y a aussi des post It anecdotes permettant aux parents de connaître une action, une parole précise de leur enfant. Il y a des outils de communication visuelle comme les photos qui sont prises tout au long de la journée puis le cahier personnel où un résumé de la journée, des activités est inséré permettant aux parents de recueillir des photos, dessins de leur enfant.
Pour finir il y a une communication nécessitant le numérique : l'application kidizz. Cet outils numérique permettra de faciliter la communication entre crèche et familles, d'avoir des souvenirs non figés.
Pertinence de l’article J'ai choisi cet article car il met en avant les différents modes de communication mais aussi les différents outils. Les mots clefs sont : communication, transmission, familles, relations.
- https://www.reiso.org/images/documents/Travail_social_numerique_Da_Cruz_Gaspar.pdf Dans son article de 6 pages, elle va mettre en avant des témoignages de trois travailleurs sociaux : une assistance sociale, une animatrice socio-culturelle et un travailleur social hors murs pour comprendre l’utilisation du numérique dans leur métier. Elle présente son article en cinq parties. Les témoignages de ces trois travailleurs sociaux traitent de la problématique des outils du numérique et le temps passé par chacun. De plus les témoignages soulignent qu'il est nécessaire d’avoir un minimum de maitrise et que cela s’acquière avec l’école. L’accessibilité des outils numériques reste plus facile pour les jeunes que pour les plus anciens car la connaissance au monde numérique est apportée différemment. Dans les trois métiers, l’outil informatique peut être utilisé via différents appareils, principalement par l’ordinateur mais cela peut passer par la tablette numérique. Mais aussi par l'utilisation de différentes applications comme par exemple WhatsApp ou Facebook qui de base était destinée à un usage privé, est devenue un usage professionnel qui permette de pouvoir échanger dans le cadre du travail. Chacun des trois travailleurs ont le même point commun l’utilisation d’une boite mails. Pour les trois travailleurs sociaux l’utilisation du numérique reste un bon moyen de communication mais à utiliser avec modération. Il doit avoir une justesse entre la communication via les outils informatiques et la communication oral. La place du numérique n’est pas la même pour les trois professionnels pour certains elle est nécessaire et devrait même repenser leur journée en cas de panne informatique. Comme pour l’assistante social la place de cet outil lui est indispensable, en cas de panne informatique c’est du travail qui s’accumulerait. Dans l’article, le même constat les trois travailleurs utilisent quotidiennement l’outils du numérique dans leur travail, cet usage doit etre estimer afin a ce que certaines limites ne soient pas excéder et que la communication orale y soit présente à leur quotidien tout comme les outils numériques.
-Les nouvelles technologies aux bénéfices de l’autisme. Dans “ENFANCE” (vol.70 n°1 janvier mars 2018) Le rôle de l'imitation dans l’appropriation des outils numériques chez les enfants avec autisme. Résumé : Plusieurs chercheurs spécialisés dans l’éducation et l’informatique ont cherché à trouver une solution durable pour faciliter l’insertion des personnes souffrants du TSA (Trouble du Spectre Autistique) à l’école. De cette recherche est né l’application çATED permettant aux enfants ainsi qu’aux parents et aux professeurs de pouvoir utiliser sur leur tablette numérique cette application qui permet un affichage simplifié de la journée sous forme d’emploi du temps visuel. Cet article est divisé en plusieurs parties. Tout d’abord il parle de l’approche théorique des questions centrales de leur recherche concernant la scolarisation et l’usage du numérique. Puis dans un second temps il observe la façon dont le processus instrumental se développe en analysant l’imitation et l’attention conjointe. Enfin cet écrit parle aussi des avantages et des inconvénients de l’application.
Les métiers de l’éducatif peuvent-ils se passer du numérique ? de Jean-Yves Orlandi https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-dynamiques-2020-1-page-66.htm Dans cet article Jean-Yves Orlandi nous explique l’évolution des outils numériques au sein des métiers de l’éducatif. Il insiste sur le fait que ces derniers sont de plus en plus présents, et principalement depuis la crise sanitaire du Coronavirus, autant dans notre vie personnelle, que professionnelle. Il y a, pour lui, de nombreux avantages à l’amélioration des outils numériques dans le domaine éducatif, avec ceux-ci le travail des éducateurs peut être facilité. Ces derniers peuvent gagner du temps avec des recherches rapides sur internet et des informations données immédiatement (partenariats, solutions éducatives). Il évoque le fait que lorsqu’on a compris le fonctionnement des outils à notre disposition, il y a une certaine simplicité et rapidité pour traiter les dossiers. Cependant, pour Jean-Yves Orlandi, il n’y a pas que des bons côtés aux développement des outils numériques. Dans les métiers de l’éducatif, là où les échanges sont primordiaux, il démontre que ces technologies peuvent parfois provoquer des incompréhensions. Lors de discussions par mail, n’étant pas en face à face avec la personne comment savoir le ton qu’a voulu employer notre interlocuteur ? Qu’a-t-il voulu dire exactement ? Ceci peut engendrer des tensions qui n'auraient pas vu le jour lors d’un échange en présentiel. Il parle également du problème de la confidentialité qui peut être mise en péril si les échanges sont envoyés aux mauvais destinataires. Mais aussi de la surcharge de travail que cela peut créer aux équipes qui doivent réparer ces erreurs.
- Revue « informations sociales » n°205 « services publics, services numériques » éditer par la caisse nationale d’allocations familiales parue en 2022. https://www.cairn.info/revue-informations-sociales-2022-1-pages-38.htm
La dématérialisation des démarches administratives impacte l’activité des travailleurs sociaux. Les professionnels expriment leurs difficultés, l’e-administration a modifié la relation d’aide à l’usager, ils remettent en question leurs pratiques et leurs identités professionnelles.
Les démarches administratives en ligne complexifient l’accès aux droits sociaux de certains publics, effectivement pour réaliser ses démarches il faut disposer d’un accès matériel et internet, mais elle suppose aussi que l’usager doit maitriser la langue, l’écrit, les prestations sociales et les procédures administratives et aussi de disposer de compétences numériques.
La rencontre avec des professionnels joue un rôle essentiel d’information, de détection, d’accessibilité et de maintien des droits. Les travailleurs sociaux font face à une forte demande d’aide social des usagers dut au chômage de masse et de la précarisation du travail ce qui génère de la frustration et un désarroi de ne pas être en mesure de bien effectuer leur travail d’accompagnement.
La formation des professionnels aux techniques numériques et d’accompagnement des publics liés à son usage est faible, ce qui altère la relation et la qualité de l’interaction entre l’usager et le travailleur social.
Ce travail d’accompagnement ne relève pas des compétences valorisées, il prend du temps, est fastidieux et répétitif, il n’est pas considéré comme cœur de métier.
De plus, les locaux ne permettent pas toujours aux professionnelles un accompagnement de qualité, les structures d’intervention sociale sont peut adaptées, le matériel et la connexion ne sont pas toujours stables.
Certaines compétences professionnelles se trouvent dévalorisées ou ignorées par l’e-administration telle que : la relation d’aide, l’entretien et l’analyse globale de la situation de la personne. Ces transformations génèrent des formes de remise en question ou de manque de reconnaissance des missions des travailleurs sociaux.
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